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Certifiés documentalistes : pas touche à nos missions !

3 mai 2012

dimanche 6 mai 2012


FO n’a jamais demandé de redéfinir la circulaire de 1986 définissant les missions des professeurs documentalistes mais, au contraire, a réaffirmé avec force leur place incontournable au collège et au lycée parce que le professeur documentaliste n’est ni un factotum, ni un animateur de « garderie », ni remplaçable par n’importe qui.

A l’opposé des ces revendications, la direction générale de l’enseignement scolaire a introduit dans la circulaire de préparation de la rentrée 2012 (BO du 29 mars 2012) des missions nouvelles au nom de l’expérimentation. L’expérimentation de l’article 34 dans le code de l’éducation, tout le monde sait ce que c’est : établissements ECLAIR, autonomie accrue, contractualisation, par exemple.

Ainsi, « à l’échelle de l’établissement, la mise en place d’expérimentations plus systémiques, prenant appui sur l’article 34 de la loi du 23 avril 2005 et s’inscrivant dans le cadre d’une contractualisation d’objectifs avec le rectorat, doit être encouragée par les autorités académiques. Elle est associée à un protocole d’évaluation adapté, permettant d’expliciter les objectifs attendus et les méthodes mises en œuvre, de planifier des temps de régulation ou de correction en cours d’expérience et, au final, d’apprécier la valeur ajoutée globale de l’action. (…) les établissements peuvent réfléchir à la mise en œuvre de « centres de connaissances et de culture » (3C).

N’est-ce pas la mise en place de l’orientation définie entre autre dans le séminaire intitulé « Du CDI au Learning center » (23-25 mars 2011) auquel a participé M. Durpaire IGEN EVS.
Dans les notes extraites de ce séminaire on peut lire : « La politique documentaire doit être conçue comme un service au service des apprentissages de l’élève. Il faut donc structurer et organiser l’accès à l’information et la mettre au service des apprentissages à l’instar de ce qui se fait dans les bibliothèques publiques ou universitaires et à l’étranger, notamment en Angleterre dans les Learning centers qui sont des lieux plus ouverts, plus conviviaux pour favoriser les apprentissages. »

(https://www.ac-paris.fr/portail/upl...).

Ne s’agit-il pas de transformer du tout au tout le CDI ? De le rendre ouvert à tous à l’extérieur de l’école ? Ne serait-ce pas, sous couvert du Parcours de culture de l’information et de formation à l’information qui propose que le professeur documentaliste donne à l’élève les compétences informationnelles « lui permettant de s’insérer dans le monde professionnel et dans le processus de formation tout au long de la vie » (DGESCO, ressource pour la formation octobre 2010), une façon d’imposer une modification radicale du métier, du statut, des horaires de travail du professeur documentaliste ?
Ne s’agit-il pas de lui faire prendre une place particulière dans « l’école du socle » ?
Ne s’agit-il pas de faire prendre une place toute particulière au professeur documentaliste, vis-à-vis d’internet de la 6ème à l’université, pour un métier commun ?
N’est-ce pas lui dénier sa liberté pédagogique ?

Ces questions sont d’autant plus légitimes que c’est dans ce contexte que s’est tenue en avril 2012 une journée académique des documentalistes de l’académie de Paris dont le programme était « Le professeur documentaliste artisan du continuum pédagogique en éducation à l’information ». Différents thèmes ont été abordés parmi lesquels « De l’école du socle à l’enseignement supérieur » et « Quels contours pour le métier de professeur documentaliste dans une école du socle ? Point de vue d’un chef d’établissement ».

Dans une situation où les professeurs sont de moins en moins nombreux, de plus en plus surchargés par des« missions » qui n’ont plus grand-chose à voir avec leur statut, pour Force Ouvrière, le professeur documentaliste est un certifié. Comme ses collègues il a des obligations de service et un statut. Il n’est pas le précurseur d’un corps unique du collège à l’université, avec des missions transversales à cheval sur celles de tous les autres corps, avec pour objectif, la mise en place de l’école du socle.

FO demandera audience au nouveau ministre pour que les revendications soient prises en compte, les missions maintenues, le droit statutaire à la liberté pédagogique réaffirmé.

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