SNFOLC

CPGE, les menaces demeurent, communiqué SNFOLC du 20 février 2014

20 février 2014

samedi 22 février 2014

Obligations de services des professeurs
de classes préparatoires
Les menaces demeurent !


La grève massive et reconduite des professeurs de CPGE pour le retrait du projet de M.
Peillon sur les obligations de service des professeurs l’a contraint à le suspendre. La
réduction des rémunérations des professeurs de classes préparatoires l’a été aussi.

Mais force est de constater que les menaces sont loin d’être écartées.
Le 12 février le Ministre a présenté une nouvelle version de son projet, qui concerne les
professeurs du secondaire, de STS ou exerçant en service partagé en CPGE.
Formellement les obligations de service des professeurs à temps plein en classes
préparatoires ne sont pas abordées.

Mais rien n’est réglé !

D’abord parce que le projet ministériel, s’il est rédigé différemment, conserve la même
logique : la définition de multiples missions, largement adaptables localement, inscrites
dans le cadre de la « réglementation sur le temps de travail dans la Fonction
Publique »
, autrement dit, des 1607 heures annuelles. Le cadre protecteur des décrets
du 25 mai 1950, définissant les obligations de service des professeurs en maxima
hebdomadaires d’heures d’enseignement disciplinaire serait supprimé.
« Rendre visible l’invisible », « mieux reconnaître les missions » nous dit-on : il faut lire
« rendre obligatoire ce qui ne l’était pas » et « travailler plus pour gagner moins ».

Ensuite parce qu’actuellement tous les professeurs certifiés et agrégés sont régis par le
même décret : le découpage laisse penser que la logique du « diviser pour régner »
perdure. De surcroît, le ministère, n’a jamais caché qu’il souhaitait un rapprochement
des professeurs de CPGE avec les enseignants du supérieur, dont les obligations sont
annualisées. Les CPGE en elles-mêmes, au moment où le gouvernement recherche 50
milliards de coupes budgétaires supplémentaires, sont jugées trop coûteuses.

De plus certaines dispositions présentées dans le projet concernant les professeurs du
secondaire n’annoncent rien de bon. Les heures pour effectifs pléthoriques (6 heures
devant des classes à plus de 35 élèves) qui donnaient lieu à une réduction de service
(ou au paiement d’une heure supplémentaire année) sont remplacées par une
indemnité.

Cela ouvre la voie à la remise en cause des obligations à 8 heures ou 9 heures (les
professeurs assujettis à une obligation de 10 heures sont très minoritaires, 11 heures
marginales). Les effectifs au-delà de 35 en CPGE sont non seulement fréquents mais
largement inhérents au caractère de ces classes. Accepter un alourdissement des
obligations en invoquant la nécessité d’alléger les effectifs, ce serait lâcher la proie
pour l’ombre !

Le ministre se vante d’avoir obtenu un accord historique avec les organisations
syndicales.
Force Ouvrière n’a passé aucun accord. A l’inverse nous dénonçons un projet qui
pourrait déboucher sur... une régression historique.

Nous restons déterminés à défendre les garanties statutaires nationales des
enseignants, comme nous restons déterminés à nous opposer à l’austérité et à
revendiquer l’augmentation des salaires.

C’est la raison pour laquelle nous appelons les enseignants, avec la confédération Force Ouvrière, à participer à la grève interprofessionnelle du 18 mars.

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CPGE_comm 20_fev_2014

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