Communiqué du SNFOLC du 25 septembre

CPGE : l’année de tous les dangers - 25 septembre 2014

2014-2015 : la remise en cause des décrets de 1950 pour les professeurs de CPGE ?

samedi 27 septembre 2014

Le décret
Peillon-Hamon
constitue une
menace pour
les professeurs
de CPGE et une
attaque contre
le statut de tous
les professeurs
de lycée et
collège.

Moi je suis, je le dis depuis dix ans, pour la
suppression des Grandes Ecoles, ça veut dire,
internaliser à l’Université l’excellence.
Vincent PEILLON France Inter, 12 janvier 2010


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CPGE : l’année de tous les dangers

Décembre 2013 : la résistance des professeurs de CPGE

Les professeurs de classe préparatoire s’étaient massivement mis en grève en décembre 2013 contre les projets de Vincent Peillon visant à alourdir leur charge de travail tout en réduisant leur rémunération sous prétexte qu’il convenait de trouver des ressources supplémentaires pour financer l’éducation prioritaire.

Devant l’ampleur du mouvement soutenu par Force Ouvrière, le ministre a été contraint de suspendre la réforme des obligations de service des professeurs de classe préparatoire et de retarder d’un an celle concernant les enseignants du second degré.

Août 2014 : la remise en cause des décrets de 1950 pour les professeurs de lycée et collège

Le décret concernant les collègues du secondaire a finalement été signé par Benoît Hamon, pendant les congés, le 20 août 2014. Ce texte abroge à compter de la rentrée 2015 la quasi-totalité des décrets n°50-581 et 50-582 du 25 mai 1950.

Aux obligations réglementaires de service définies en heures d’enseignement hebdomadaires, il ajoute des « missions liées » supplémentaires obligatoires non rémunérées (réunions, suivi de stage, relations avec les parents d’élèves, travail en équipe pluriprofessionnelle…) dans le cadre de « la réglementation applicable à l’ensemble des fonctionnaires en matière de temps de travail », soit 1607 heures annuelles (décret n°2000-815 du 25 août 2000).

Il supprime la plupart des décharges statutaires : cabinet d’histoire géographie, laboratoire de langue, de technologie, effectifs pléthoriques. Il retire aux professeurs en service partagés sur le secondaire et en CPGE, le bénéfice de l’heure de première chaire. Il met en place un système indemnitaire défini localement qui, en unifiant les missions des différents corps (agrégés, certifiés, PLP…), ouvre la voie à des affectation indifférenciées.

Force Ouvrière a voté contre ce décret au CTM du 27 mars 2014
(pour : SE-UNSA, CFDT ; contre : Force Ouvrière, CGT, Sud, SNUEP-FSU ; abstentions : FSU : SNES, SNEP).

Ce texte constitue une menace pour les professeurs de CPGE et une attaque contre le statut de tous les professeurs de lycée et collège.
Force Ouvrière se bat pour en demander l’abrogation.

2014-2015 : la remise en cause des décrets de 1950 pour les professeurs de CPGE ?

Le ministère n’entend pas s’en tenir là. Il avait prévenu que l’année scolaire 2014-2015 verrait se rouvrir des négociations sur les missions des professeurs de classe préparatoires aux grandes écoles.

Si tel devait être le cas, Force Ouvrière n’accepterait pas une remise en cause des obligations de service des enseignants de CPGE telles qu’elles sont fixées par les décrets du 25 mai 1950 et la circulaire n°2004-056 du 29 mars 2004.

Force Ouvrière s’opposera, comme en décembre 2013, à toute réforme qui entraînerait une perte de rémunération, une dégradation de leurs conditions de travail ou une baisse de la qualité de l’enseignement donné en classe préparatoire.

Force ouvrière combattra le rapprochement du statut des professeurs de CPGE avec celui des collègues du supérieur qui sont annualisés, et soumis à de multiples tâches, notamment administratives, d’orientation ou d’appui à l’insertion professionnelle de leurs étudiants.

Force Ouvrière se prononcera contre la création d’un nouveau « statut spécifique » de professeur de CPGE qui se substituerait à celui des agrégés ou des chaires supérieures, car il rendrait beaucoup plus difficile et moins transparent le recrutement des enseignants ; l’exercice en services partagés deviendrait quasi impossible.

En revanche Force Ouvrière est favorable à une augmentation du nombre des professeurs de chaire supérieure.

L’enseignement supérieur français doit rester divers dans son fonctionnement, dans ses méthodes, dans ses exigences. Dans ce dispositif, les CPGE jouent un rôle irremplaçable : elles constituent une voie d’excellence à laquelle les étudiants accèdent en fonction de leurs connaissances et non au terme d’une sélection par l’argent.
Force Ouvrière défend les classes préparatoires.


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