SNFOLC

CPGE : immense succès de la grève et des manifestations du 9 décembre, communiqué du SNFOLC du 10 décembre 2013 + communiqué FO-SNES de Lyon

10 décembre 2013

mercredi 11 décembre 2013

9 décembre :
grève nationale
historique
des professeurs
des classes
préparatoires.
Plus de 80%
de grévistes,
des dizaines et
des dizaines
d’établissements
en grève totale.
Des
manifestations
massives à Paris
comme en
province avec la
participation
des étudiants.
FO était
présente
dans les
manifestations.


Le ministre au CSE du 6 décembre : « je ne reculerai pas »
Les professeurs de classes préparatoires rejettent par
la grève les projets de décrets Peillon.

Pour le retrait du projet Peillon

Aujourd’hui, mardi 10 décembre, la grève a été reconduite dans tous les lycées des
académies d’Aix-Marseille, Grenoble, Lyon, Nancy-Metz… et dans de nombreux lycées des
académies de Toulouse, Rennes, Nice, Nantes, Paris, Tours, Clermont-Ferrand…
FO a déposé un préavis de grève à compter du 9 décembre pour répondre à leur demande.
FO soutient les AG qui décident de continuer la grève.

Les enseignants de classes préparatoires n’acceptent pas la baisse des salaires qui découle
de la redéfinition de leurs obligations de service définies aujourd’hui par le décret du 25
mai 1950 que le ministre veut réécrire.
Professeurs de lycées, collèges, classes préparatoires, c’est un même
statut qui est attaqué.

Le projet Peillon de modification statutaire a une logique d’ensemble pour les enseignants
du collège jusqu’aux CPGE. Le projet Peillon c’est :

  • - la redéfinition des missions dans le cadre « de la réglementation sur le temps de travail applicable à l’ensemble de la fonction publique » autrement dit 1607 heures annuelles ;
  • - l’accumulation de « missions » hors enseignement (réunions, projets, contrat d’objectifs, etc.) ;
  • - la définition de missions par les CA ;
  • - la remise en cause de notre liberté pédagogique, notamment par la rédaction de
    lettres de mission pour les coordinateurs de discipline, de cycle, de niveau, etc ;
  • - la redéfinition des ORS par la suppression en particulier des décharges remplacées par
    un système indemnitaire modulé localement et le remplacement de la première
    chaire par une pondération désavantageuse pour de nombreux collègues ;
  • - la baisse des DHG.

Les professeurs prennent connaissance du projet Peillon, de ses conséquences sur leurs
conditions de travail et de rémunération : travailler plus, gagner moins et enseigner sous
pression accrue avec inflation du temps de présence dans l’établissement. Le projet Peillon,
c’est la casse de notre statut particulier de fonctionnaires d’Etat.

Professeurs de collèges, lycées, classes préparatoires, même combat.

Le 12 décembre, le ministre annonce ses décisions qui seront conformes aux fiches des
groupes de travail. Plutôt que d’écouter les enseignants et leurs revendications qui
découlent d’une situation de plus en plus difficile, il choisit la fuite en avant. Il déclare luimême
que la négociation est terminée (CSE du 6 décembre).

Comme pour les personnels enseignants du premier degré et les territoriaux qui se sont
mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires à de multiples reprises par la grève, le
ministre ne veut rien entendre. Il est seul responsable de la situation de conflit qui s’étend
au second degré.
Le SNFOLC propose l’action commune à tous les niveaux.

C’est ce qu’expriment les prises de position dans les réunions et les AG dans les
établissements. Le SNFOLC s’adresse aux syndicats nationaux pour qu’ils se réunissent en
intersyndicale nationale. C’est ce qui est déjà réalisé dans l’académie de Créteil (FO, SNES,
SNEP, CGT, SUD), et celle de Lyon (FO et SNES).
Le SNFOLC appelle les enseignants à se réunir dans les établissements en heure
d’information syndicale ou en assemblée générale et à prendre position pour faire connaître
leurs revendications, à affirmer leur soutien à la grève des collègues des classes
préparatoires, à s’opposer à toute régression et à demander l’abandon de ces projets.

Le ministre ne nous laisse pas d’autre choix que de préparer le rapport de
force, la grève de toutes les catégories, toutes ensemble pour obtenir
satisfaction contre la territorialisation de l’Ecole et la casse de nos garanties
statutaires.

Communiqué du 10 décembre 2013

PDF - 197.2 ko
communique_du_SNFOLC -10 dec 13

===================================================

Depuis
près
de
trois
semaines,
les
enseignants
des
classes
préparatoires
aux
grandes
écoles
(CPGE)
se
mobilisent
contre
le
projet
du
ministre
Peillon
de
réforme
statutaire
qui
se
traduirait
par
un
alourdissement
de
leurs
obligations
de
service
et
d’importantes
baisses
de
salaire.

Le
SNFOLC
et
le
SNES
se
félicitent
du
succès
ce
9
décembre
de
la
grève

(jusqu’à
100%
de
grévistes
dans
de
nombreuses
CPGE)
et
de
la
manifestation
qui
a
rassemblé
plus
de
1000
professeurs
et
élèves

entre
le
Lycée
Herriot
et
le
rectorat
de
Lyon,
pour
le
retrait
de
ce
projet.

Nos
organisations,

qui
étaient
représentées
à
l’Assemblée
Générale
des
200
enseignants
de
classes
prépas
de
l’académie
de
Lyon

(et
pour
certains
de
l’académie
de
Grenoble)
réunie
après
la
manifestation,
soutiennent
les
décisions
de
cette
AG
et
appellent
avec
elle
 :

-* -­à
reconduire
la
grève
jusqu’à
mercredi
11
décembre
inclus

(comme
cela
a
été
décidé
dans
les
AG
académiques
de
Nancy-­‐Metz,
Aix-­‐Marseille,
Grenoble,
Nice,
Toulouse,
Besançon,
Rennes…)
 ;

  • -­‐
    à
    participer
    au
    rassemblement
    devant
    la
    Préfecture
    de
    Lyon
    mercredi
    11
    décembre
    à
    10h.

Elles
constatent
que
les
représentants
de
la
rectrice
ont
réaffirmé
à
la
délégation
reçue
aujourd’hui
la
volonté
du
ministre
de
maintenir
l’ensemble
de
ses
projets
de
modification
statutaire
qui
selon
eux
ont
une
logique
d’ensemble
pour
les
enseignants
du
collège
jusqu’aux
CPGE.

Le
ministre
vient
d’ailleurs
d’inviter
ce
jeudi
12
décembre
à
8h
les
organisations
syndicales
d’enseignants
du
second
degré
à
la
présentation
de
ses
décisions
à
l’issue
des
"discussions
sur
les
missions
et
les
métiers"

qu’il
avait
ouvertes
le
18
novembre.

Tous
les
enseignants
du
second
degré
sont
concernés
par
les
projets
du
ministre

qui
prévoient
des
mesures
d’alourdissement
des
obligations
de
service,
de
suppression
de
décharges
statutaires,
de
définition
des
missions
par
les
CA…

Dans
de
nombreux
lycées
et
collèges,
ils
ont
commencé
à
se
réunir
en
heure
d’information
syndicale
ou
en
assemblée
générale
et
à
prendre
position
pour
faire
connaître
leurs
revendications,
s’opposer
à
toute
régression
et
souvent
demander
l’abandon
de
ces
projets.

Dès
aujourd’hui,
plusieurs
dizaines
d’enseignants
du
secondaire
au
Lycée
Récamier
(Lyon
2e),
25%
de
ceux
du
Lycée
du
Parc
(Lyon
6e)
et
ceux
d’autres
lycées
et
collèges
ont
rejoints
leurs
collègues
de
prépas
dans
la
grève
et
la
manifestation.

Nos
organisations
invitent
largement
les
collègues
des
établissements
du
second
degré
à
se
réunir
en
assemblée
générale
avec
leurs
sections
syndicales
et
à
se
joindre
au

rassemblement mercredi 11 décembre à 10h à la Préfecture de Lyon*.

Le
ministre
doit
entendre
les
revendications
des
personnels
 !

*
Un
préavis
est
posé
qui
couvre
tous
les
collègues
qui
décident
de
se
mettre
en
grève.

PDF - 181.2 ko
Communique_10_decembre SNES-SNFOLC_Lyon

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