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CPGE et BTS : l’offensive ministérielle continue - SNFOLC 13 mars 2014 + prise de position d’un lycée

13 mars 2014

dimanche 16 mars 2014


L’offensive ministérielle continue

Le ministère a publié le 12 février 2014, une dernière version de ses fiches sur l’évolution du métier d’enseignant qui, par rapport aux précédentes moutures, ne fait apparaître aucune amélioration pour les professeurs exerçant dans les classes post-baccalauréat.

La durée service serait alignée sur « la réglementation sur le temps de travail applicable à l’ensemble de la fonction publique » à savoir 1607 heures par an conformément à l’article1 du décret n°2000-815 du 25 août 2000.

Les décharges actuellement accordées pour effectifs pléthoriques disparaîtraient et seraient remplacées par « une indemnité spécifique » dont le montant serait inférieur à une HSA. Certains estiment que cet alourdissement du service pourrait permettre un allègement des effectifs des étudiants dans les classes. Si telle avait été l’intention du ministère, il n’aurait pas eu besoin de supprimer le dispositif prévu par les décrets de 1950.

Les heures de coordination BTS ne seraient plus des heures statutaires nationales mais des heures allouées sous forme d’indemnité locale par le conseil d’administration avec lettre de mission. Leur montant pourrait varier d’une année à l’autre.

Seraient maintenues la pondération de 1,25 appliquée à chaque heure d’enseignement en BTS et celle 1,5 pour les heures effectuées en classes préparatoires pour les collègues ayant un service partagé en CPGE. En revanche elles n’ouvriraient plus droit à l’heure de première chaire.

Brutale baisse de salaire

Cela représente une baisse de rémunération annuelle de 1692,55 euros (2031,06 s’il s’agit de la 1ère HSA) pour un agrégé hors classe, 1538,68 euros (1846,42) pour un agrégé classe normale, 1183,61 euros (1420,33) pour un certifié hors classe et 1076,01 euros (1291,21) pour un certifié classe normale.

Craignant une levée de boucliers semblable à celle de décembre 2013, le gouvernement n’a pas encore arrêté son projet pour les professeurs exerçant l’intégralité de leur service en CPGE. Il annonce qu’un groupe de travail spécifique leur sera consacré à une date non précisée.

Il ne cache cependant pas qu’il travaille à un rapprochement du statut des professeurs de CPGE avec celui des enseignants du supérieur, dont les obligations sont annualisées.

Le ministre a beau parler d’« accord historique conclu sur l’évolution du métier d’enseignant du second degré », ses propositions sont massivement rejetées par les professeurs. Ils ne veulent pas d’une politique d’austérité et de dégradation des services publics. Ils auront l’occasion de le lui rappeler lors de la grève interprofessionnelle du 18 mars.

Prise de position du lycée Flora Tristan de Noisy-le-Grand avec l’appui des sections SNFOLC et SUD

« Monsieur le ministre,

Vous supprimez l’heure de première chaire en arguant que cette heure « n’a pas à être retenue puisque son principe est déjà compris dans la pondération ». Cette heure de première chaire pour les enseignants en BTS date des décrets du 6 décembre 1961 et du 25 mai 1950. Ils ont fait leur preuve.

Nous n’accepterons pas leur remise en cause alors que quotidiennement les tâches qui nous sont demandées explosent (organisation des épreuves en CCF, actions pour accueillir des bacs professionnels, suivi des étudiants en stage…). C’est au contraire une augmentation de nos rémunérations qui est attendue.

En effet, la suppression de l’heure de première chaire conduirait :

  • - soit à des diminutions de rémunération de 1 846,41 € annuel (montant de la première HSA pour un agrégé) et de 1291,21 € (montant de l’HSA pour un certifié),
  • - soit à faire une heure hebdomadaire de plus gratuitement. C’est inacceptable alors que nos traitements indiciaires sont bloqués depuis 4 ans.

Les heures de coordinations BTS […]ne pourrait plus donner lieu à une réduction de notre maximum horaire (alors que ces tâches de coordination demandent un temps de travail important).

Nous demandons qu’à l’inverse de ces mesures, nos heures statutaires actuelles soient maintenues, que vous retiriez votre projet et nos traitements soient augmentés de manière significative »


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