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CPGE : Plus de mille manifestants au ministère le 2 décembre 2013. Voir les photos de la manifestation et le tract distribué par FO

2 décembre 2013

lundi 2 décembre 2013

Le SNFOLC
soutient
totalement
les professeurs
de CPGE
en grève et en
délégation
aujourd’hui.
C’est pourquoi
il s’est adressé
au ministre
afin qu’une
délégation
soit reçue.
(…)
Plus que jamais,
le SNFOLC
propose aux
personnels de se
réunir et de
discuter des
conséquences
concrètes des
projets
présentés, à
affirmer
ensemble qu’ils
ne veulent pas
de remise en
cause de leurs
garanties
statutaires
nationales






En quelques jours les professeurs de CPGE se sont massivement mobilisés
contre un projet de refonte des missions et statuts de tous les professeurs du
secondaire qui les touche durement en alourdissant leur obligations de
service et en diminuant en conséquence leur rémunérations de façon
drastique.

Il est probable que cette attaque contre les enseignants de CPGE soit aussi le
prélude à la remise en cause d’un système qui a fait ses preuves et permet
de dispenser une formation d’excellence sans élitisme social. N’a-t-on pas
déjà évoqué de les transférer à l’université ?

C’est la logique de l’austérité qui est appliquée aux CPGE.

Le SNFOLC demande l’abandon complet
du projet de réforme des statuts de M. Peillon

Le projet Peillon sur nos statuts : tout le monde est touché !

Il s’agit d’un bouleversement complet du statut : les obligations de service
des professeurs sont définies en maxima horaires de cours dans leur
discipline de recrutement (15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les
certifiés). Les obligations de service des professeurs exerçant en service
complet en CPGE sont définies spécifiquement selon qu’ils exercent en
première ou deuxième année. Et selon les effectifs des classes, des
pondérations sont accordées (CPGE, BTS), des heures de décharges sont
accordées (première chaire, heures de vaisselle etc.).

Les décrets du 25 mai 1950, c’est cela ! C’est cela que nous défendons ! C’est
cela que le ministre veut casser !

Travailler plus pour gagner moins, ce serait le progrès ?

Pour tous les professeurs du collège à la classe préparatoire, le « nouveau
contrat de travail » proposé par M. Peillon :

  • − ce sont des « missions » à n’en plus finir, dans le « cadre réglementaire
    de la fonction publique » (version soumise au GT du 2 décembre 2013),
    autrement dit par référence au temps de travail dans la fonction
    publique, 1607 heures annuelles.
  • − Les obligations de service changent de nature : « conseils de classe
    et/ou de cycle de leurs élèves et aux réunions pédagogiques et
    éducatives impliquant un ou plusieurs de leurs élèves (…) Pour cela, ils
    participent aux réunions collectives parents professeurs de
    l’établissement ou des classes dont ils ont la charge, Ils reçoivent
    également les familles qui font une demande Individuelle pour faire le
    point sur la situation de leur enfant (…) Les temps de travail en équipe
    pluri-professionnelle associant les personnels de santé, sociaux, d’orientation et
    d’éducation, notamment dans le cadre de l’élaboration du projet d’établissement et
    du contrat d’objectifs. (...) Les activités de partenariat proposées par l’équipe
    pédagogique dans le cadre des actions décidées par le conseil d’administration »
  • − C’est la fin de toutes les décharges statutaires. Suppression des heures de laboratoire
    et de vaisselle, suppression des heures de cabinet d’histoire : toutes ces heures
    permettent souvent de faire la coordination dans les disciplines, d’abaisser le service,
    de percevoir une HSA. Pour les professeurs d’EPS, la coordination de 1 ou 2 heures qui
    là aussi permettait d’abaisser le service, de ne pas se retrouver en sous service est
    supprimée.

En lycées : plus d’heure de première chaire, mais une pondération de 1,1. Vous serez
perdant si vous effectuez entre 6 et 9 heures de cours en première et terminale.
Suppression en conséquence du décompte dans les heures de première chaire et
d’effectifs pléthoriques pour les professeurs donnant un service partiel en CPGE. En
BTS : la suppression de l’heure de l’heure de première chaire : perte de 1250€.

Ajoutons enfin, comme tous les groupes de travail sont liés, que les tuteurs actuels
dans le second degré ne percevraient plus que 1 000 € au lieu des 2 000 € actuels pour
le suivi de stagiaires.

  • − Des indemnités (dont le montant n’est pas connu mais qui seront modulables par
    tranche) seront versées après présentation au CA sur proposition du conseil
    pédagogique : Coordonnateur de discipline, coordonnateur d’un cycle ou d’un niveau
    d’enseignement, référent (culture, numérique, décrochage…), toute responsabilité
    proposée par le conseil pédagogique et arrêtée par le chef d’établissement....(...) A
    titre exceptionnel, si une mission est jugée importante en termes de temps de
    travail, le conseil d’administration peut proposer en contrepartie un allègement du
    service d’enseignement. La décision revient alors au recteur »

Le ministre veut opposer les professeurs entre eux !

Il cherche à opposer les professeurs de l’éducation prioritaire et les professeurs de CPGE.
Ce n’est pas digne.

De plus dans les RRS, seuls « les établissement les plus difficiles sur le plan social et
scolaire » auraient droit à une pondération (1,1) pour 10 heures effectuées. Seuls 300
établissements du second degré relèveraient de ce dispositif. Que deviennent les primes
ZEP, violence, l’encadrement par deux professeurs principaux ?

Le SNFOLC soutient totalement les professeurs de CPGE en grève et en délégation
aujourd’hui. C’est pourquoi il s’est adressé au ministre afin qu’une délégation soit reçue.

Le SNFOLC informe qu’il est partie prenante de l’appel intersyndical des professeurs du
second degré de l’académie de Créteil qui ont décidé de se mettre en grève le 5
décembre pour l’abandon des projets de M. Peillon ( appel SNFOLC, SNETAA-FO, SNES-FSU,
SNUEP-FSU, CGT, SUD).

Plus que jamais, le SNFOLC propose aux personnels de se réunir et de discuter des
conséquences concrètes des projets présentés, à affirmer ensemble qu’ils ne veulent pas
de remise en cause de leurs garanties statutaires nationales.

Le SNFOLC affirme sa volonté de tout mettre en oeuvre, à tous les niveaux pour
permettre l’action commune dans ce but, y compris par la grève.

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Communique_CPGE du_SNFOLC_du_2_decembre_ 2013

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