Communiqué FNEC-FP-FO

Budget 2012

03 octobre 2011

samedi 8 octobre 2011


Le conseil des ministres du 28 septembre a examiné le projet de loi de finances 2012. Il s’agit d’un
budget de rigueur aggravant la RGPP mise en place par le gouvernement depuis 2007 : aucun
service public, aucune administration, aucun aspect des conditions de vie et de travail de
l’ensemble des salariés n’est épargné.

Dans l’Education nationale, au titre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en
retraite, 14000 emplois sont supprimés, 14000 postes de fonctionnaires : 5700 dans le premier
degré, 6550 dans le second degré, 400 personnels administratifs, soit 12 650 dans le public et 1350
dans l’enseignement privé.

Le directeur de cabinet du ministre Luc Chatel a précisé que « les 70 000 postes fermés entre 2008
et 2012 auront permis une économie de 78 milliards d’euros, économie qui atteint les 100
milliards si l’on intègre le versement des pensions »
.
Les choses sont donc très claires : l’Education nationale est abandonnée aux exigences des
marchés financiers, aux exigences des agences de notation, le service public est menacé d’une
nouvelle saignée au nom de la réduction de la dette.
Le ministère a présenté les « leviers à actionner pour réaliser le schéma d’emplois 2012 » :

  • la taille des classes dans les écoles et les collèges,
  • les postes en RASED,
  • les enseignants en surnombre dans le 1er degré,
  • la mise en place de réseau d’établissements pour fermer les établissements jugés trop petits,
  • les décharges de services,
  • la scolarisation des enfants de 2 ans,
  • la rationalisation des moyens sur les personnels administratifs.

Les hauts fonctionnaires ont beau parler d’ « horlogerie de précision », ils taillent à la tronçonneuse
dans les postes indispensables au bon fonctionnement des écoles, collèges, lycées professionnels
et lycées.

Et les contre réformes sont là pour justifier ces fermetures de postes.
Ces annonces signifient pour les personnels une aggravation de conditions de travail déjà
épouvantables et de nouvelles remises en cause de leurs garanties statutaires.

Lors d’un colloque tenu à la confédération FO le samedi 1er octobre sous la présidence de Jean
Claude Mailly, de nombreuses personnalités, écrivains, sociologues, spécialistes des questions
d’éducation, syndicalistes, ont établi un diagnostic : l’école publique est en grand danger. Ils ont
dressé un tableau accablant des conséquences de dizaines d’années de contre-réformes contre
l’école et rappelé les exigences traditionnelles du mouvement ouvrier : fonds publics à l’école
publique, défense du statut de fonctionnaire de l’Etat pour les personnels de l’éducation nationale.

Contre la catastrophe annoncée et inscrite dans le projet de budget 2012, la FNEC appelle ses
syndicats et sections à poursuivre l’action syndicale sur les cahiers de revendications : pétitions,
délégations, assemblées générales, grève pour défendre chacun des postes, et chacune des classes,
chacune des sections fermées en cette rentrée 2011. Cette rentrée est insupportable et le projet de
budget 2012 prépare de nouvelles fermetures massives.

En défendant nos conditions de travail, en défendant nos droits et garanties statutaires, comme à
Paris ou dans le Nord - Pas de Calais où des professeurs de lycée sont en grève pour le respect
de leur statut particulier, en exigeant la restitution des postes, en exigeant l’abandon des
contre-réformes, nous défendons l’école publique.

budget 2012 3-10-11 {PDF}


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