SNFOLC

93, rentrée : urgence des revendications, communiqué du SNFOLC 93 du 5 février 2014

5 février 2014

samedi 8 février 2014


Simplement pour retrouver à la prochaine rentrée les conditions de travail
de la rentrée 2010 dans les collèges du département,
le ministère doit au minimum débloquer en urgence :
7200 heures de cours supplémentaires
(soit l’équivalent de 400 postes de certifiés)
15 postes de CPE supplémentaires
70 postes d’assistants d’éducation (AED)

Entre la rentrée 2010 et la rentrée 2014, telle que programmée par le ministère et la direction académique, il y a en effet, selon les chiffres officiels, au moins 4164 élèves supplémentaires attendus. Dans le même temps, les dotations horaires globales des collèges ont baissé de 961 heures ; pour maintenir le ratio (heures par élèves) de septembre 2010, il aurait au contraire fallu que les DHG augmentent de près de 6200 heures !

Le nombre de postes de CPE ou d’assistants d’éducation n’a pas suivi l’augmentation des effectifs. Accueillir 4164 élèves supplémentaires, soit l’équivalent de 7 collèges de 600 élèves, aurait dû mécaniquement entraîner au moins la création de 15 postes de CPE supplémentaires et de 70 postes d’assistants d’éducation.

Les DHG des lycées baisseraient quant à elles de plus de 2000 heures (-111 postes) en 4 ans…

Cette année encore, la direction académique cherche à appliquer une « dotation restreinte », poursuivant ainsi la politique menée depuis de trop nombreuses années, synonyme d’alourdissement des effectifs dans les classes, de suppressions d’heures de dédoublement, d’options, de dispositifs de soutien, de couloirs non surveillés, de permanences non accessibles faute de personnels, d’élèves non suivis faute de CPE…

Cette politique d’austérité s’ajoute aux annonces de gel des salaires, de menaces de démantèlement de la sécurité sociale via l’exonération pour les chefs d’entreprise des cotisations patronales pour la branche famille (véritable hold-up sur notre salaire différé)…

Les collègues exercent aujourd’hui dans des conditions intenables…

En réponse aux nombreuses délégations d’établissement venant défendre leurs revendications, l’administration répond trop souvent par la culpabilisation pédagogique et la remise en cause des qualifications des collègues : il faudrait, pour faire face à l’austérité, « enseigner autrement », « faire preuve d’initiative », ou, comme l’écrivait le ministre Peillon dans sa lettre au Conseil supérieur des programmes, lutter contre « l’ennui des élèves » en privilégiant une pédagogie qui prenne en compte « la place et la fonction du jeu »…mais toujours dans le cadre budgétaire restreint.

Cela signifie : l’alourdissement de nos obligations réglementaires de service (le projet Peillon de refonte des statuts prévoit toujours d’ajouter à nos obligations de service d’enseignement des missions complémentaires, souvent décidées au niveau local par le conseil d’administration), réduction drastique des moyens pour enseigner ou encadrer les élèves, remise en cause de l’école comme lieu où les enfants sont instruits sur la base de programmes et d’horaires nationaux…

Tous ces éléments trouvent leur cohérence dans la loi d’orientation Peillon qui sape les fondements même de l’Ecole de la République et répond aux exigences de « maitrise des dépenses publiques »

Au collège Jean-Lolive de Pantin, plus de cinquante parents ont répondu à l’appel des collègues, appuyé par les sections syndicales SNES, FO, Sud, à une assemblée générale pour défendre leurs revendications. Ils se sont ensemble adressés au Directeur Académique :

La dotation Horaire Globale (DHG) attribuée au collège pour la rentrée 2014 est en baisse de 59 heures de cours, comme c’est le cas dans d’autres établissements dans notre département du 93 .Cela conduit à la disparition programmée d’une classe de 5ème et d’une classe de 3ème et à la non-ouverture d’une classe de 4ème.Les effectifs vont atteindre et dépasser les 24 élèves par classe !

Nous travaillons déjà dans des conditions difficiles ; nous ne pouvons accepter une nouvelle dégradation de cette situation. Nous ne pouvons pas accepter que les classes soient surchargées parce que cela empêche nos élèves de réussir et parce que cela les met en danger matériellement dans l’établissement. Nous ne pouvons pas imaginer que des familles ne puissent pas inscrire leurs enfants dans l’établissement faute de places suffisantes.
Nous demandons la restitution des heures de cours et des classes supprimées.

Ils ont raison !

Le SNFOLC 93, qui sera présent le 6 février à l’assemblée départementale intersyndicale de délégués mandatés d’établissements, appelle tous les collègues à se réunir dans leurs établissements, à établir leurs revendications, à réaffirmer leur exigence de retrait pur et simple des projets Peillon visant à démanteler nos statuts, à discuter des moyens à mettre en oeuvre, y compris la grève, pour obtenir satisfaction

Pour le SNFOLC 93, il y a urgence !

Urgence à stopper la dégradation des conditions de travail !
Urgence à exiger et obtenir les 7200 heures de cours nécessaires,
à exiger et obtenir les 15 postes de CPE et les 70 postes d’assistants d’éducation nécessaires
pour revenir au niveau de 2010 !

Urgence à exiger et obtenir le retrait pur et simple des projets de remise en cause des décrets de 1950 (enseignants) ou de la circulaire de 1982 (CPE)
définissant les obligations de service des personnels !
Urgence à stopper les projets du gouvernement :
Stop au pillage des caisses de la sécurité sociale !
Stop à la politique destructrice de réduction des dépenses publiques !

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En annonçant la fin du financement de la branche « famille » de la Sécurité sociale par les cotisations patronales, François Hollande et son gouvernement répondent à l’exigence de baisse du coût du travail du MEDEF, qui menace directement la Sécurité sociale de 1945 et son financement.

Lors de son meeting du 29 janvier, ayant réuni plus de 6000 participants à Paris, la confédération FO a rappelé son rejet de la politique d’austérité du gouvernement : FO prend ses responsabilités et s’adresse aux autres organisations syndicales pour appeler, dans l’unité, l’ensemble des personnels à s’unir dans la grève interprofessionnelle le 18 mars prochain.

Le SNFOLC 93 soutient la décision unanime de la commission exécutive de la confédération FO de faire du 18 mars une journée de mobilisation interprofessionnelle et de s’adresser aux autres organisations syndicales
« pour faire de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle »

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