FNEC FP-FO

18 mars 2014 : grève interprofessionnelle et manifestations, à l’appel de FO, CGT, FSU, Solidaires. Communiqué FNEC-FP-FO du 27 février 2014

27 février 2014

samedi 1er mars 2014

18 mars 2014 : grève interprofessionnelle et manifestations,
à l’appel de FO, CGT, FSU, Solidaires.

Pour mettre en échec le pacte de responsabilité !


La FNEC FP-FO confirme son appel à la grève interprofessionnelle et aux manifestations du mardi 18 mars 2014. Elle a déposé un préavis de grève.

La fédération informe ses sections et syndicats de tous les secteurs d’activité (Education nationale, Enseignement supérieur, Jeunesse et Sports, AFPA, Culture, enseignement privé) qu’au niveau des confédérations et des fédération de fonctionnaires, des appels communs ont été publiés pour le 18 mars (FO-CGT-FSU-Solidaires). A l’AFPA, FO-CGT-SUD appellent ensemble. Les fédérations FO, CGT, Solidaires, enseignants et territoriaux, ont confirmé leur revendication d’arrêt de la réforme des rythmes scolaires et appellent à la grève le 18 mars. Une intersyndicale des fédérations de l’Education nationale se tient au siège de la CGT le mercredi 5 mars.

La fédération informe que dans de très nombreux départements, des appels communs au niveau des Unions Départementales préparent la mobilisation contre le pacte de responsabilité et la politique de rigueur.
La FNEC FP-FO appelle toutes ses instances et toutes ses structures à tout mettre en œuvre à tous les niveaux, pour organiser la mobilisation massive des salariés dans cette grève interprofessionnelle en multipliant les réunions d’information syndicale, les assemblées générales de salariés et en réalisant des appels communs liant les revendications particulières au cadre d’ensemble de cette grève.

La fédération invite ses sections et syndicats à déposer les revendications auprès des IA, rectorats, et partout où c’est possible dans l’action commune avec les organisations qui participent à la grève.

-* - Pour la fin de la politique d’austérité et pour une politique volontariste de création d’emplois,

  • - Pour l’augmentation immédiate et générale des salaires,
  • - Pour l’arrêt de la privatisation et de la destruction des services publics,
  • - Pour la défense des statuts et des conventions collectives,
  • - Pour la défense de la sécurité sociale et du salaire différé.

Dans l’Education Nationale, ces revendications signifient l’arrêt immédiat :

-* - des orientations de transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales à travers les Projets Educatifs de Territoires et le décret des rythmes scolaires, ou encore le transfert de l’orientation et de la carte des formations professionnelles aux régions

  • - des tentatives d’allongement et d’annualisation du temps de travail des personnels et la remise en cause des obligations statutaires de service et la remise en cause des textes réglementaires, notamment le décret de 1950 dans le 2d degré
  • - des orientations de suppression ou de non création des emplois et postes, notamment à travers la mutualisation des moyens découlant du rapprochement école- collège et la mise en place des conseils communs école-collège

Montreuil, le 27 février 2014.

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Au tableau noir du pacte de responsabilité :
Vincent Peillon, premier de la classe !

Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, de groupes de travail en groupes de travail, depuis le 18 novembre, organise systématiquement le détricotage des droits de tous les personnels et la transformation des missions.
Il s’agit d’adapter les statuts à sa loi de « refondation » de l’école.

S’agit-il d’une volonté de modernisation ? de droits confortés et améliorés ? d’améliorations salariales ?
Certains le disent, certes. Pas FO, car lorsque le ministre rend sa copie au conseil des ministres du 19 février sur « l’évolution des missions et des métiers des personnels de l’éducation nationale », il s’agit, pour lui, de participer à la réduction des dépenses publiques et son corollaire dans la fonction publique, la baisse de la masse salariale.

Prenons quelques exemples :

⇒ 20% de diminution du traitement mensuel des professeurs de classes préparatoires (GT 6)…soit le niveau de baisse de rémunération que le gouvernement grec a imposé à ses enseignants. Les professeurs de CPGE par la grève reconduite, ont fait reculer le ministre sur son projet formulé en décembre.

⇒ augmentation du temps de présence des instituteurs et PE, dislocation de la classe, territorialisation de l’école : avec le décret sur les rythmes scolaires, c’est au cœur des discussions du GT 5. En même temps, le directeur d’école se trouve mis sous la tutelle locale des collectivités locales par le PEDT (Projet Educatif Territorial de la loi Peillon) (GT 1).

⇒ abrogation des décrets de 1950 (GT 6) pour mettre en place de nouvelles missions non rémunérées dans le cadre de l’horaire fonction publique (1607 h). Les décharges statutaires disparaîtraient au profit d’indemnités décidées localement. Aujourd’hui, une heure supplémentaire année est indexée sur le corps et le grade et identique partout ; le montant de la première HSA est de 1846,41€ pour un agrégé, 1291,21€ pour un certifié. Lors du premier groupe de travail, le ministère a évoqué deux montants d’indemnités en fonction des « tâches » : 600 ou 1200 euros. Cherchez l’erreur !

⇒ 9% de diminution du salaire annuel pour les professeurs de BTS avec la suppression de l’heure de première chaire ou 9% de travail en plus (GT 6)

⇒ disparition de l’indemnité des PLP pour contrôle en cours de formation : à la place une autre indemnité avec un nombre de bénéficiaires inférieur.

⇒ diminution de moitié de l’indemnité des tuteurs des stagiaires (elle passerait de 2000 à 1000€), au prétexte de la création de professeurs formateurs dans le second degré (GT 4),

⇒ disparition de la prime d’entrée dans le métier de 1500 € des contractuels lors de leur titularisation dans une école, un établissement ou un service relevant du ministère de l’éducation nationale (GT 13),

⇒ 70% des chefs de travaux perdraient de 540 à 1363 € par an. Pour tous, les HSA sont supprimées (GT 8).

⇒ les conseillers pédagogiques seraient désormais astreints à 1607 heures (GT 4), tout comme les maîtres G et E, les psychologues scolaires (GT 2) et les titulaires remplaçants du 1er degré.

⇒ les CPE perdraient leur horaire hebdomadaire de 35 heures (GT 7), ils n’ont carrément plus d’horaires.

⇒ un mode d’emploi de fermeture des CIO est apparu à la faveur d’un nouveau groupe de travail, l’orientation devient une mission commune à tous les personnels (GT 14),

⇒ pour les personnels administratifs, pas un euro, pas un poste, une revalorisation de la catégorie C en peau de chagrin (GT 11),

⇒ les chefs d’établissements, au nom du contrat d’objectifs tripartite (état, rectorat et collectivités territoriales) de la loi de refondation Peillon, se verraient imposés une double tutelle (GT 9),

⇒ les SEGPA seraient réduites à un simple dispositif d’inclusion dans les collèges, les structures spécifiques disparaîtraient, les personnels redéployés (GT du 5.02.2014),

C’est le pacte de responsabilité et la baisse du « coût » du travail mise en œuvre dans l’éducation nationale.

Salaires bloqués, voire baissés : gel du point d’indice, diminution des indemnités pour les titulaires comme pour les contractuels, baisse de la rémunération des stagiaires (dans le 1er et second degrés les stagiaires des « écoles supérieures de professorat et de l’éducation » débuteront au 1er échelon (au lieu du 3ème échelon : perte de 400 € par mois pour un professeur des écoles, certifié ou PLP et 510€ pour un agrégé).

Ces mesures les personnels n’en veulent pas : les professeurs de classes prépas ont fait grève contre la diminution de leur rémunération, les instituteurs et PE contre les rythmes scolaires, les personnels de plusieurs départements contre la fermeture des postes…
Exprimant cette volonté, FO refuse de participer au consensus dont se félicite le ministre au nom d’un pseudo « accord historique » avec l’ensemble des organisations syndicales.
Ce ne sera pas avec FO, pas pour la baisse de la rémunération, pas pour la dégradation des conditions de travail, pas pour la territorialisation de l’école…

Le pacte de responsabilité encadre toute la politique du gouvernement. Salaires, emploi et postes, service public, sécurité sociale sont remis en cause.
La FNEC FP-FO prépare la grève interprofessionnelle du 18 mars, appelée également par la CGT, la FSU et Solidaires. FO appelle les personnels dans les services et les établissements à se réunir pour décider ensemble la grève.

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18 mars 2014 : grève interprofessionnelle contre l’austérité

Statut, Salaires, Postes, Sécurité sociale :
tous les personnels du second degré sont touchés.

Le SNFOLC appelle les personnels des collèges et des lycées à se réunir pour établir leurs revendications et à participer à la grève et aux manifestations interprofessionnelles appelées par Force Ouvrière, la CGT, la FSU et SUD le 18 mars. Chaque jour une nouvelle mesure est décidée contre les salariés au nom du « pacte de responsabilité » et des 50 milliards de réduction des dépenses publiques.
Le gouvernement veut supprimer les cotisations patronales sur la branche famille de la Sécurité Sociale : plus de 30 milliards ! C’est une attaque contre la Sécurité Sociale, contre notre salaire différé !

L’éducation nationale n’échappe pas à cette politique de la baisse du coût du travail.
Les modifications statutaires que le ministre voudrait imposer :

  • - professeurs dont la définition des obligations de service, actuellement définies en maxima hebdomadaires d’heures d’enseignement dans leur(s) discipline(s) qui changeraient de nature,
  • - temps de présence et de travail allongé pour les CPE et les enseignants, plus d’horaire limite pour les uns, plus de décharge pour les autres.… Après les CPGE, c’est aussi aux professeurs de BTS auxquels le ministre s’attaque, + 9% de temps de travail, - 9 % de salaire, pour certains,
  • - missions unifiées et mutualisées pour toutes les catégories de l’enseignement secondaire (certifiés, agrégés, professeurs de lycée professionnel, professeurs d’EPS) pour aller vers un corps unique,
  • - suppression de décharges pour des indemnités locales, sur lettre de mission, qui se traduirait pour nombre de collègues par une des classes en plus, une rémunération en moins.

C’est l’allongement du temps de travail et la baisse des salaires pour tous !
Et en plus la ministre de la Fonction publique vient d’annoncer que l’augmentation du point d’indice (bloqué depuis 2010) n’est pas sur la table de négociation !

Les classes, les postes sont traités de la même façon !

  • - fermeture massive des CIO et redéploiement des personnels,
  • - suppression et redéploiement de postes dans toutes les académies. Effectifs surchargés, remise en cause des conditions de travail dans les établissements prioritaires. Dans plusieurs départements, professeurs et organisations syndicales se sont mobilisés ensemble et ont fait grève dans les Hauts-de-Seine, en Seine Saint-Denis, dans le Maine et Loire, à Marseille, notamment.

Ces mesures, les personnels n’en veulent pas : les professeurs de classes prépas ont fait grève contre la diminution de leur rémunération, les instituteurs et PE contre les rythmes scolaires, les personnels de plusieurs départements contre la fermeture des postes…

Pour le retrait du projet de réforme des statuts des professeurs du second degré

  • Pour l’arrêt des suppressions de postes et d’heures et les moyens nécessaires à la rentrée 2014
  • Pour l’augmentation du point d’indice
  • Pour le maintien du financement des allocations familiales par les cotisations des employeurs
    Nous vous appelons à la grève et à manifester le 18 mars
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TRACT_SNFOLC 27_fevrier_2014

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