FNEC-FP-FO

10 septembre 2013 : appels communs dans l’éducation nationale, dans le secteur « jeunesse et Sports » et dans l’Enseignement Supérieur

5 septembre 2013

jeudi 5 septembre 2013

Manifestations dans toute la France.

A Paris : départ à 14h place de la République.

Ailleurs : se renseigner auprès du SNFOLC du département ou de l’UD-FO.

<art38> www.force-ouvriere.fr

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Tous en grève et en manifestation
le 10 septembre pour nos retraites et
contre la politique d’austérité !

Les fédérations syndicales FNEC FP FO, FERC CGT, SUD Éducation (Solidaires), appellent tous les personnels de
l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à se mobiliser, à se mettre en grève et à
manifester avec l’ensemble des salariés du secteur public et du secteur privé le mardi 10 septembre 2013, à
l’initiative des organisations syndicales interprofessionnelles CGT, FO, FSU et Solidaires, pour rejeter le projet de réforme
des retraites porté par le gouvernement Ayrault.

Le projet Ayrault s’inscrit clairement dans la logique régressive construite par les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010.

L’annonce d’un allongement progressif de la durée des cotisations, pour les natifs de 1958 à 1973 et au-delà, jusqu’à
43 ans constitue une provocation et une véritable hypocrisie :

  • − Pour une retraite à taux plein, un enseignant ou un chercheur devrait partir à 69 ans, 70 ans !
  • − Cet allongement signe inévitablement la baisse des pensions pour tous les futurs retraités, c’est la porte ouverte
    aux fonds de pension !

S’agissant du financement, encore une fois, le gouvernement fait le choix de réduire le niveau de vie des salariés et
des retraités et déroule un tapis rouge pour les entreprises. La branche famille de la sécurité sociale est directement
menacée par les compensations promises aux patrons.

Le projet Ayrault non seulement valide la loi Fillon mais l’aggrave bel et bien. Nous refusons ce projet.

Le projet Ayrault, c’est l’austérité, tout comme le gel des salaires, tout comme les conditions de rentrée dans
l’Education nationale et dans les universités : en matière de postes, de moyens et de personnels, les conditions de la
rentrée ne sont pas satisfaisantes. Les emplois précaires à temps et salaires partiels sont multipliés. C’est le résultat de la
territorialisation de l’école, de l’université et de la recherche, de la mise en cause des statuts par les ministres Peillon et
Fioraso et de l’insuffisance de moyens.

Le gouvernement voudrait adopter son projet de loi de réforme des retraites au Conseil des ministres du 18 septembre et
le faire voter la deuxième semaine d’octobre à l’assemblée nationale.

Ce que nous n’avons pas accepté en 2010 nous ne l’accepterons pas davantage en 2013 !

Les fédérations syndicales de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche :
FERC-CGT, FNEC FP-FO, SUD Éducation (Solidaires), s’engagent résolument contre ce projet et
appellent à faire grève et à manifester dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du
10 septembre, première étape pour mettre un coup d’arrêt à cette nouvelle attaque de nos droits à la retraite.

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interfédérale_FO -CGT-SUD éducation appel_10_septembre

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Appel intersyndical CGT, CGT-FO, FSU du réseau Jeunesse et sports (MSJEPVA)

Le 10 septembre 2013 agissons : en grève pour les retraites
Retraite : 20 ans de régression, ça suffit !

Globalement, le projet de réforme des retraites du gouvernement actuel est le prolongement des régressions
opérées ces 20 dernières années. Le seul allongement de la durée de cotisation à 43 annuités impliquera une
baisse prévisible d’au moins 7% des pensions pour les cadres et 8% pour les employés selon plusieurs
sources proches du patronat. Malgré quelques mesures symboliques, les femmes vont continuer à voir se
creuser les inégalités, les plus jeunes, les retraités et l’ensemble des salariés vont payer la note. La pénibilité
est traitée selon des modalités particulièrement pernicieuses de décomptes individuels par points. En fait, les
mesures annoncées renvoient à une individualisation des, droits.

La hausse des cotisations de 0,3% (2 milliards) d’ici 2017 – qui n’est pas choquante en soi – ne pèsera en
définitive que sur les salariés. Le gouvernement vient en effet de promettre au patronat qu’il va alléger
progressivement le coût du travail, en s’apprêtant à sortir des salaires, totalement ou en partie, les cotisations
familiales (34 milliards). Elles seraient supportées par les ménages via la CSG ou un autre impôt. C’est une
attaque supplémentaire contre les principes mêmes de notre système de protection sociale, fondé sur le
salaire différé (assurance maladie, famille, etc.) et continué (pensions de retraite).

Ce projet gouvernemental repose sur de la logique comptable et des hypothèses démographiques qui ne
traitent pas la question du partage des richesses. Il répond aux injonctions du patronat, de la finance et de
l’Union Européenne. Il doit être retiré C’est vivre plus, pour cotiser plus, et toucher moins à la retraite. Pour
partir avec une retraite pleine il faudrait en moyenne travailler au-delà de 65 ans.

Dans la Fonction Publique, nos salaires sont bloqués depuis 4 ans. Le seul transfert des cotisations de la
branche famille sur l’impôt (CSG) pour satisfaire le patronat provoquera à nouveau une baisse de nos
salaires. Nous ne l’acceptons pas.

Nous n’acceptons pas non plus la ponction opérée sur les retraités, l’imposition injuste de la majoration de
retraite de 10% pour les parents de 3 enfants et plus.

Nos conditions de travail, déjà dégradées par la RGPP, sont désormais exposées à la MAP qui la prolonge.

Les postes manquent, nos garanties statutaires sont remises en cause. Au MSJEPVA, comme ailleurs, nos
revendications sont nombreuses en cette rentrée,. Elles se heurtent toutes à la politique de rigueur et
d’austérité que poursuit le gouvernement sur les retraites, les salaires, l’emploi et une fiscalisation
systématique qui fait payer les ménages en épargnant les entreprises et les actionnaires.

Certes on pouvait faire pire. Mais ne pas réagir c’est préparer le pire. Ne pas dire NON aujourd’hui c’est
préparer la disparition des régimes spéciaux, le remise en cause du code des pensions jusqu’à la suppression
du régime des fonctionnaires.

Le 10 septembre, pour l’abandon du projet Ayrault sur les retraites, l’intersyndicale CGT, CGT-FO, FSU du
réseau Jeunesse et Sports (MSJEPVA) appelle à la grève et aux manifestations interprofessionnelles avec
tous les salariés, les jeunes, les privés d’emploi et les retraités.

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jeunesse_et_sports-appel_CGT-FO-FSU

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Les organisations syndicales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

CGT-INRA, FercSup-CGT, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, SNPREES-FO, SNTRS-CGT,Solidaires Etudiant-e-s, Sud-Recherche EPST, UNEF

partagent, sur la question des retraites, les inquiétudes de leurs organisations fédérales et confédérales, et s’associent à l’appel à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le mardi 10 septembre 2013, pour notamment refuser tout allongement de la durée de cotisation et la sous-indexation des pensions.

L’annonce du passage à 43 années de cotisations à horizon 2020 revient à priver de retraite décente bon nombre d’étudiants, de diplômés, de précaires et de personnels dont l’entrée dans la carrière sous forme pérenne - lorsqu’elle a lieu - est tardive et retardée par la pénurie budgétaire, par la diminution progressive des emplois de titulaires dans le public et le démantèlement progressif des contrats de travail stables dans le privé. L’allongement de la durée de cotisation fixe des conditions inaccessibles à ceux qui connaissent des durées d’études, de formation, de recherche d’emploi non négligeables. Le système de rachat d’années d’études en début de « carrière », même accompagné d’une aide forfaitaire, est nettement insuffisant au regard notamment des difficultés financières des étudiants, des précaires et des privés d’emploi.

Nos inquiétudes concernent aussi les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche qui doivent bientôt faire valoir leurs droits à la retraite. Beaucoup n’atteindront pas le nombre d’années de cotisation permettant d’accéder à une retraite à taux plein à 62 ans, notamment parmi les femmes, et se verront appliquer la double peine de la décote. Certains ont subi le paiement « au noir » de nombreuses années de travail, dans le cadre des libéralités des systèmes associatifs et autres, système qui a été rectifié depuis mais qui pèse encore sur leur dossier de retraite. De même, les personnels ayant travaillé à l’étranger avant leur recrutement en France, ne pouvant valider ces années travaillées, auront une décote d’autant plus grande que le nombre d’annuités exigées augmente. Cette situation devient pire pour les personnels étrangers qui sont recrutés à des âges souvent tardifs (35 - 40 ans et plus). Avec un chômage structurellement élevé et un âge moyen du premier emploi stable de 27 ans, il est déjà quasiment impossible de valider la totalité des annuités. L’allongement de la durée de cotisation qui obligera les seniors à rester en activité ne fera que diminuer les recrutements pour les jeunes diplômés et les précaires.

En conséquence, les organisations précitées appellent à la journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations du MARDI 10 SEPTEMBRE 2013.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices engendrées par les précédentes réformes et d’abroger les lois Balladur, Fillon et Woerth-Sarkozy. Il faut en finir avec la précarité et sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités, notamment entre les femmes et les hommes. Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent :

  •  D’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le Smic.
  •  De cesser les cadeaux des exonérations de cotisations sociales pour le patronat, au montant très largement supérieur au « déficit » de 20 milliards d’euros annoncé pour 2020 !
  •  Mettre en oeuvre de dispositions pour que les années d’études et autres ruptures de cotisation ne soient pas préjudiciables aux conditions de départ en retraite.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité et redonner confiance aux salariés, aux étudiants et aux privés d’emploi dans le système solidaire de retraite et de protection sociale.

Paris, le 2 septembre 2013


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